Le funk n'a pas connu une heure de gloire très longue, lui qui a surtout inondé les charts et les radios pendant les années 60/70. Mais l'héritage laissé par les différents musiciens de funk est immense, et encore aujourd'hui, des groupe comme Earth, Wind & Fire sont vus comme des références mondiales. C'est également le cas pour George Clinton, à une échelle un petit peu moindre. Chef de file du Parliament-Funkadelic, et père fondateur du funk psychédélique, le chanteur se retrouve aujourd'hui en procès avec Universal Music Group (UMG) autour de royalties non payés.
George Clinton, qui a aujourd'hui 84 ans, a en effet déposé une plainte vendredi dernier devant le tribunal fédéral de Detroit, à l'encontre de UMG, pour des sommes non versées lors d'une période comprise entre 1969 et les années 90. Des accords conclus autour de ses albums solo, et de ceux du Parliament-Funkadelic, n'auraient pas été respectés, et des paiements auraient également été gelés, concernant cette fois son travail musical effectué avec les Red Hot Chili Peppers. La somme totale du préjudice est estimée à 1,1 million de dollars.
Ce n'est pas la première fois qu'Universal Music Group se retrouve visé par des accusations selon lesquelles l'entreprise aurait "oublié" de verser plusieurs millions de royalties, à de nombreux artistes, incluant entre autres Limp Bizkit, Iggy Azalea et quelques autres. UMG s'est également retrouvé au cœur d'un procès ultra-médiatisé autour du rappeur Drake (accusations de diffamation), ou encore de Salt-N-Pepa (propriétés des masters). Ces dernières années, UMG multiplie les allers-retours devant les tribunaux, et pas sûr que l'image du groupe en sorte grandie...


































