Kamasi Washington, MonoNeon et KELS : une programmation qui fait monter la température
Le Festival International de Jazz de Montréal (FIJM) confirme, pour sa 46e édition, son statut de rendez-vous incontournable de la scène musicale mondiale. Du 25 juin au 4 juillet 2026, le Quartier des spectacles vibrera au rythme d’une programmation où les grandes figures du jazz moderne côtoient les talents émergents et les projets les plus expérimentaux.
Parmi les annonces majeures, le retour de Kamasi Washington sur la scène du festival attire particulièrement l’attention. Déjà acclamé lors de son passage en 2022, le saxophoniste américain s’impose comme l’un des artistes les plus influents du jazz contemporain, mêlant héritage spirituel et explorations musicales ambitieuses. Sa performance sur la Scène TD est attendue comme l’un des moments forts de cette édition.
Autre nom qui suscite la curiosité : MonoNeon. Bassiste virtuose et figure de l’expérimentation musicale, il revient au FIJM après un passage remarqué en 2022. Connu pour son style hybride entre funk, improvisation et performance artistique, il incarne cette nouvelle génération d’artistes qui repoussent les limites du genre. À ses côtés, KELS viendra compléter cette dynamique internationale avec une esthétique plus soul et old school, marquée par une voix puissante et une forte identité scénique.
John Coltrane, l’Académie et les nuits jazz : un festival entre héritage et expérience immersive
Au-delà des concerts, cette édition 2026 se distingue par une forte dimension patrimoniale et immersive. L’un des moments les plus attendus se déroulera à l’Académie du FIJM, véritable espace de transmission entre artistes et public. À l’occasion du centenaire de John Coltrane, le festival proposera une première mondiale : la diffusion d’extraits d’un nouvel album composé d’enregistrements inédits du saxophoniste, réalisés au début des années 1960.
Cette révélation, présentée en collaboration avec Verve Records, s’inscrit dans une volonté de faire dialoguer mémoire et création contemporaine. Elle confirme également l’importance croissante de l’Académie, qui multiplie les rencontres, classes de maître et échanges autour de figures majeures comme The Alchemist ou la harpiste Brandee Younger.
Enfin, le FIJM prolonge son énergie bien au-delà des concerts avec ses célèbres AFTER JAZZ. Entre DJ sets, performances nocturnes et jam sessions improvisées, le festival transforme Montréal en véritable laboratoire musical à ciel ouvert jusqu’au cœur de la nuit. Une manière de rappeler que le jazz, ici, ne se vit pas seulement sur scène, mais dans chaque rue, chaque espace et chaque rencontre.


































