L'affaire oppose deux anciens partenaires devant la justice californienne. Stevie Wonder a déposé une plainte civile contre Carmen Efferson, une femme qu'il aurait un temps eu l'intention d'épouser. Il lui réclame de quitter une maison de trois chambres située dans les collines de Hollywood, où elle réside gratuitement depuis 1988, selon des documents judiciaires obtenus par Rolling Stone.
Un accord oral de près de 40 ans
Selon la plainte déposée le 22 octobre par l'équipe juridique du chanteur, Stevie Wonder et Carmen Efferson auraient conclu un accord verbal lui permettant d'occuper le bien sans contrepartie financière. Cet arrangement a duré près de quatre décennies, jusqu'à ce que les tensions éclatent au grand jour l'été dernier.
En juillet, des représentants du musicien ont tenté d'accéder à la propriété à trois reprises, dans le cadre du renouvellement de l'assurance habitation. Carmen Efferson a refusé chacune de ces visites. Elle a également adressé un message particulièrement hostile à l'avocat de Wonder, David Huff, pour lui signifier son refus. Dans un autre courrier, elle précisait ne pas consentir à toute tentative de contact ou d'entrée dans les lieux.
Face à cette situation, les avocats du chanteur ont notifié la révocation de l'accord oral pour non-respect de ses termes, puis lui ont signifié un avis d'expulsion avec une date de départ fixée au 27 août 2026. Carmen Efferson n'ayant pas quitté les lieux à cette date, la procédure civile a été lancée.
Une contre-attaque juridique en règle
Carmen Efferson ne compte pas céder sans se défendre. Dans une réponse déposée en justice et également obtenue par Rolling Stone, elle accuse Stevie Wonder de ne pas avoir maintenu la propriété dans un état habitable. Elle liste plusieurs problèmes : infiltrations et humidité dans les plafonds et les murs, trous dans les sols et moquettes, moisissures, problèmes de plomberie et moustiquaires endommagées.
Elle demande au tribunal de contraindre le chanteur à financer les réparations, à prendre en charge ses frais d'avocat et à ramener le loyer à une « valeur locative raisonnable » tant que les désordres ne seront pas corrigés. Elle affirme en outre avoir versé un loyer ou fourni des services en échange de son droit d'occupation.
Plus surprenant encore, Carmen Efferson conteste la propriété même du bien. Elle soutient que Stevie Wonder « n'est pas le propriétaire des lieux et n'a donc pas qualité » pour demander son expulsion. Une position qui pourrait complexifier davantage la procédure.
Une note salée pour le musicien
De son côté, Stevie Wonder demande à la justice d'ordonner l'expulsion d'Efferson et de la condamner à lui verser 600 dollars, montant correspondant aux pénalités liées au retard dans le renouvellement de son assurance habitation, directement causé par les refus d'accès à la propriété. L'avocat du chanteur n'avait pas répondu aux sollicitations de Rolling Stone au moment de la publication de l'article.


































