Lisa Hilton ne ralentit pas la cadence. La pianiste et compositrice de jazz annonce la sortie de Naturally, son trentième album, le vendredi 27 novembre chez Ruby Slippers Productions. Il est déjà en précommande sur Amazon et Apple Music.
Pour l’occasion, elle réunit son quintet : JD Allen au saxophone ténor, Igmar Thomas à la trompette, Luques Curtis à la contrebasse et Rudy Royston à la batterie. Les trois derniers jouaient déjà à ses côtés sur ses disques précédents, et l’alchimie se sent. Au programme, onze morceaux dont neuf compositions originales, du blues de Once Upon a Blues Day au tango de Transcendental Tango, en passant par la rêverie de Carefree Chronicles.
Au milieu de cette plongée dans le jazz californien, un moment de pure retenue : Lisa Hilton signe une version en piano solo de Peace Piece, le classique de Bill Evans paru en 1959.
Le titre de l’album n’a rien d’anodin. À l’heure où l’intelligence artificielle s’invite partout dans la création, la pianiste revendique une musique jouée par de vrais musiciens sur de vrais instruments, que les algorithmes ne sauraient égaler selon elle. Elle cite aussi Art Blakey, pour qui le jazz « lave la poussière du quotidien », et dit chercher non pas la perfection mais l’honnêteté et la beauté simple d’un morceau qui touche son public.
La défense de la musique faite à la main se prolongera sur scène : Lisa Hilton et son quintet joueront Naturally ainsi que l’album Extended Daydream au Carnegie Hall de New York, le 22 mars 2027.


































