C'est bientôt la fin des vacances, mais pourtant, il existe des raisons de se réjouir : des sorties d'album enthousiasmantes, des concerts à venir, et certains festivals, qui ont décidé de devenir LA bonne raison d'être à la rentrée. C'est le cas notamment de Jazz à la Villette, qui revient cette année pour sa 24ème édition du 28 août au 7 septembre, avec, comme à son habitude, un seul mot d'ordre : Jazz is not dead. Un rendez-vous où de nombreux fidèles se retrouvent chaque année, s'imposant comme un véritable carrefour musical, entre héritages, relectures et explorations sonores.
Et cette année, les légendes ne manqueront pas, comme les figures montantes à suivre de près. Pour son ouverture, l'ambiance sera de rigueur, et pas qu'un peu, puisque ce sont The Headhunters, Tshegue et Seun Kuti & Egypt 80, héritier brûlant de l’afrobeat, qui ouvriront le bal. Le lendemain, c'est la soul de Jalen Ngonda qui viendra ensorceler le public de la Grande Halle, avec la présence exceptionnelle du saxophoniste prodige Isaiah Collier en première partie. Le samedi 30 août, il sera question d'un hommage : celui à Ornette Coleman, saxophoniste légendaire et précurseur du free jazz. Lors de cette soirée, plusieurs artistes célèbreront son héritage, comme Denardo Coleman, Ambrose Akinmusire ou encore Craig Taborn, dans un lieu tout aussi iconique, à la Philharmonie.
Le festival s’ouvre aussi aux nouvelles écritures. Le 31 août, les curieux pourront découvrir le projet ConstelNation mené par Angel Bat Dawid et Magic Malik, avant de retrouver le même soir deux voix qui portent l’Afrique à bout de notes, Sona Jobarteh et Salif Keïta. La semaine suivante, place aux voyages sonores cosmiques du Sun Ra Arkestra (3 septembre), à la rencontre entre Donny McCaslin et les Parisiens d’Ishkero (4 septembre), ou encore à l’univers aérien de Anne Paceo.
Côté ambiance et musiques qui se dansent, le festival ouvre sa scène aux artistes qui n'ont pas peur de bousculer les codes et de faire tomber les barrière : Rejjie Snow et son hip-hop énergique (5 septembre), Jordan Rakei (6 septembre), ou encore Cimafunk et Knower en clôture (7 septembre). Sans oublier Rita Payés et ALA.NI, perles de la jeune génération vocale.
Entre légendes intemporelles et voix prometteuses, cette 24e édition confirme que le jazz, est, plus que jamais, une musique en constant mouvement, ouverte vers l'autre et résolument vivante.